segunda-feira, 10 de março de 2008

JL Zapatero: Diálogo e abertura contra crise!

A Espanha deu mais uma grande lição à Europa. Enquanto Sarkozy quase conduziu a direita francesa à beira do abismo e Sócrates insiste na sua política de reformas audaciosas, Zapatero ganha confortavelmente as Legislativas por uma margem quase a raiar a maioria absoluta, esmagando a Esquerda Unida e os nacionalistas bascos e catalães, ao mesmo tempo que conteve a vaga da direita unida com a hierarquia católica ortodoxa.
O espectro do fim do verdadeiro "milagre económico espanhol” - que se alongou por cerca de uma dezena de anos - tornou mais imperativa a reforma e acutilância da direcção do PSOE, geração Zapatero, que tem audaciosos estrategos, uma imagem de marca de grande dinamismo e um brilho internacional indesmentível. José Sócrates só tem a ganhar em seguir o modelo Zapatero!


"Par contraste, le dynamisme économique n'a-t-il pas été favorisé par un consensus sur la politique à mener ?
C'est le cas : contrairement à la France, les deux principaux partis espagnols sont libéraux du point de vue économique. La politique conduite par les gouvernements depuis la Transition a été très favorable aux entreprises. Le franquisme était dirigiste. Beaucoup d'entreprises étaient publiques à la mort de Franco, et Felipe Gonzalez en a privatisé un grand nombre. Dans les années 1990, les opérations de fusions-acquisitions ont été encouragées, notamment dans la banque. Elles ont abouti aux deux grandes banques que sont actuellement le Santander et le BBVA.
A la même époque, de nombreux pays d'Amérique latine ont ouvert leur économie. Des entreprises espagnoles encore publiques à l'époque y ont investi, encouragées par les pouvoirs publics. C'est le cas de Telefonica, d'Iberia ou de Repsol, par exemple. Depuis, les entreprises espagnoles se sont déployées partout. Emilio Botin, président du Santander, passé du 12e au 8e rang mondial en 2007, n'hésite pas à dire que son objectif pour 2008 est de prendre la place de Citigroup comme numéro un mondial ! C'est un discours de conquérant.

La présence à l'étranger de quelques grands groupes suffit-elle à pérenniser le modèle de croissance espagnol ?
Non, elle leur permet de diversifier les risques, mais pas d'assurer la pérennité du modèle de croissance national. Les banques espagnoles ont un bon "matelas" pour faire face à la crise. La Banque centrale leur a imposé la prudence en leur interdisant d'utiliser certains instruments financiers considérés comme trop risqués. Mais la croissance ne repose pas sur des activités à forte valeur ajoutée : on a misé sur le tourisme, le BTP, la banque de détail. La seule exception, c'est l'énergie, avec une expertise dans les énergies renouvelables, l'éolien et le solaire en tête. Mais ça ne va pas beaucoup plus loin. On a détruit les côtes en alimentant la corruption, on n'investit pas dans la recherche, on ne fait pas suffisamment d'enfants : c'est un modèle qui n'est pas durable.
L'Espagne est encore sur sa lancée, elle bénéficie d'une image de grand dynamisme, mais le modèle s'épuise, et la crise économique internationale ne va pas l'épargner. A Sciences Po, des élèves d'Europe de l'Est s'inscrivent à mon cours pour comprendre comment on peut se développer grâce à l'Union européenne (l'Espagne a bénéficié de plus de 200 milliards d'euros de fonds européens depuis son adhésion en 1986). Et je leur réponds que l'Espagne est en péril : nos "trente glorieuses", de 1977 à 2007, sont sans doute achevées.
"
Sylvia Desazars de Montgailhard, Les "trente glorieuses" de l'Espagne s'achèvent. Le Monde


FAR

1 comentário:

Anónimo disse...

As segundas-feiras são dias calamitosos, e onde tudo se tem que realizar a correr. A correr,digo bem...Fotocópias várias do Público de Sexta-feira(VPV, JMJ e esta semana o Cadilhe), as edições de Week-End do F. Times e do NY Times, com fotocópias dos principais artigos. E agora o The Observer e o The Guardian. Mais uns blogues: o da correspondente do Monde e o simplesmente fabuloso Huffington, agora que o Truthout deve estar em campanha...Um suplício a pedir caminhadas no deserto ou nas areias cubanas, claro.

Espanha: O Público até trazia um artigo jeitoso do correspondente em Madrid. Mas o Martin Wolf, economista cativo do FT, já há semanas que tinha dito tudo...

É a ameaça de estagnoflação que sacode a Espanha. O que vale é que existe o estilo e o grande carisma de Zapatero! E viva a Espanha! FAR