terça-feira, 8 de maio de 2007

Sarkozy e Ségo no psicanalista

Daniel Sibony, um dos mais célebres psicanalistas franceses, interpretou o "Ça, o moi e o surmoi" dos dois finalistas das Presidenciais Francesas.
A não perder, clicar aqui, no espaço público do Libération.

Trata-se de um texto intempestivo, fecundo e magistral. Sibony compara Ségo à Virgem com uma criança, os seus poderes de incarnação e encantação. "Ela quis ser a incarnação (da França, sem dúvida); a França presidente, slogan forte mas estranho, que quebra a ideia de representação: presidir é estar à cabeça de, se a França é a sua própria cabeça, onde está o corpo? Nicolas Sarkozy, por seu turno, propunha um modo de funcionamento, não um emblema ou um modelo. Ele parecia querer dizer: consegui escapar, e posso vos ajudar a fazer o mesmo. O discurso queria ser racional, os argumentos valem o que valem, mas é um projecto técnico o que o preocupa, para tentar desbloquear as coisas", frisa. O psicanalista que diz ter "votado em branco".

"A incarnação - para lá da figura da Virgem ou da Igreja - é a mãe, a mulher que se destaca. Diante dos "elefantes" do seu partido, ela foi mais feminina do que eles conseguiram ser convincentes. Mas isso não jogou ao nível do país. Ele, Sarko, filho de emigrantes, sugeriu a raiva da tenacidade: prestar provas, conquistar um lugar, mais do que ficar ao cuidado de. Isso quer dizer muito para a multidão", observa.


"(...)
L'incarnation va avec l'incantation, la parole venue d'ailleurs et relayée par un beau corps. Mais l'incantation frise parfois la logique de l'ameutement (elle lui a dit : respectez les handicapés ! S'il ne les respecte pas, en effet, haro sur lui). Elle l'a rabroué comme un élève : révisez votre sujet (le nucléaire, qu'elle ignorait plus que lui) ! Lui, il argumente, raisonne, réfute ; il «travaille» ...
Dans l'ameutement, il y a aussi un peu d'illogisme : elle l'accusa d'avoir dit «tolérance zéro» alors qu'il n'y a pas «zéro délinquant» . Or, on peut être décidé à ne pas tolérer d'entorse, mais des entorses, il y en a.
5) Revers de la «féminitude» : le style trop personnel pour ceux qui souffrent de problèmes impersonnels. Son coup de colère à elle était «juste», «naturel» ; car la justice, c'est ce qu'elle «sent» , c'est ce qu'elle incarne. Et si les données objectives ou les effets de ses actes la contrariaient ? S'inclinerait-elle devant cette autre mère, autrement plus sévère, la réalité ? Ou voudrait-elle la plier à sa «juste» volonté ? Les gens hésitent. Là, il fallait de l'amour ; il y en a eu, mais de là à ce qu'il devienne un facteur politique...
Lui semble décidé à jouer, tricher s'il le faut, composer, pour avoir des résultats dont il puisse être fier. Des résultats qu'il puisse montrer à sa mère adoptive, la France ; la France qu'il n'est pas, mais qu'il veut servir (donc, il s'en distingue). Certes le nom «Sarkozy» sonne étranger, mais la France a eu l'audace de cette étrangeté. Audace aussi grande que d'élire une femme.
L'incarnation va avec l'incantation, la parole venue d'ailleurs et relayée par un beau corps. Mais l'incantation frise parfois la logique de l'ameutement (elle lui a dit : respectez les handicapés ! S'il ne les respecte pas, en effet, haro sur lui). Elle l'a rabroué comme un élève : révisez votre sujet (le nucléaire, qu'elle ignorait plus que lui) ! Lui, il argumente, raisonne, réfute ; il «travaille» ...
Dans l'ameutement, il y a aussi un peu d'illogisme : elle l'accusa d'avoir dit «tolérance zéro» alors qu'il n'y a pas «zéro délinquant» . Or, on peut être décidé à ne pas tolérer d'entorse, mais des entorses, il y en a.
5) Revers de la «féminitude» : le style trop personnel pour ceux qui souffrent de problèmes impersonnels. Son coup de colère à elle était «juste», «naturel» ; car la justice, c'est ce qu'elle «sent» , c'est ce qu'elle incarne. Et si les données objectives ou les effets de ses actes la contrariaient ? S'inclinerait-elle devant cette autre mère, autrement plus sévère, la réalité ? Ou voudrait-elle la plier à sa «juste» volonté ? Les gens hésitent. Là, il fallait de l'amour ; il y en a eu, mais de là à ce qu'il devienne un facteur politique...
Lui semble décidé à jouer, tricher s'il le faut, composer, pour avoir des résultats dont il puisse être fier. Des résultats qu'il puisse montrer à sa mère adoptive, la France ; la France qu'il n'est pas, mais qu'il veut servir (donc, il s'en distingue). Certes le nom «Sarkozy» sonne étranger, mais la France a eu l'audace de cette étrangeté. Audace aussi grande que d'élire une femme.
(...)
Enfin, l'épisode du «génétique» pour le «diaboliser» n'a pas été bon. Il avait dit, en gros, que devant certains symptômes, le poids de l'inné pouvait être écrasant ; qu'on peut donc gérer au mieux mais sans culpabiliser ; et, pour certains, le fin mot de l'éthique c'est de culpabiliser à la ronde. De là à le faire passer pour un homme qui classe les gens d'après leurs gènes... Avec, à l'horizon, l'eugénisme et la phobie de la génétique (science respectable et utile), ce n'était pas bon. Si les nazis ont exterminé des masses, était-ce pour obéir à la génétique ou était-ce pour mettre en acte leur haine de l' «autre» ? En imputer des relents à ce fils d'immigrés dont la famille a pâti du nazisme, était-ce vraiment «juste» ?
Bref, c'est en voyant les arguments de ses adversaires que j'ai pensé (moi qui vote blanc) que Sarkozy passerait. Le seul argument irréfutable, c'était le corps féminin, et il a fait son maximum.
Cela dit, il y a un petit effet secondaire appréciable : Le Pen est cassé, et certains cesseront peut-être de traiter de «raciste» quiconque trouve qu'il y a des problèmes à régler avec d'autres cultures, problèmes qu'ils ont rendus «tabous» , qui sont pourtant passionnants à penser et peut-être à résoudre."


FAR

1 comentário:

Anónimo disse...

A vitória do Serkô
deu no que deu!
Mais distúrbios,
depois de distúrbios.
Após acalmia
vem tempestade!
Pode ser que férias,
em Malta,
resolvam assuntos!
"A história o dirá"!!!
Um abraço ao FAR.