sexta-feira, 1 de fevereiro de 2008

Maio 68: O Libé abre as anti-memórias

Neste texto de Éric Aeschimann, clicar aqui, é aberta a saison das anti-memórias de Maio 68. O facto de Sarkozy chefiar com mão pesada (e perigosa) a democracia (ainda) pluripartidária francesa, por um lado; e, por outro, o facto incandescente aventado em querer liquidar a ideia de Maio-68 pelo actual PR francês, em discurso da campanha proferido no estádio Charlety, de tão grata evocação para os amotinados de há 4o anos, fundamenta, de modo imperativo e assertivo, a vontade do grande jornal da Oposição extra-parlamentar a fazer luz agora, e já, sobre a Revolução Indeterminada, conforme a cataloga Claude Lefort.

E o grande teórico da ultra-esquerda, C. Lefort, que tem um livro traduzido por A.J.Massano sobre “Maio-68: A brecha”, publicado meses depois, em Portugal, o que é obra, vai avisando que “a singularidade do acontecimento arrisca-se a ficar dissolvida no correntio da análise”, o que, mais adiante, o leva a inquirir: “não terá sido Maio 68 um revelador, não deu expressão a uma alteração tão profunda e dissimulada na sociedade democrática”.

Passemos ao modus de articulação do texto de Aeschimann. Inúmera os grandes comentadores, detem-se em B-H. Lévy e Badiou. E revela um texto de Michel Onfray, em nome da esquerda radical que faz a ponte entre elementos do PC e da mouvance intellectual afim. E segue-se o anúncio dos primeiros livros desta colheita sobre Maio 68. E realce, por fim, para a reedição em breve de um livro da historiadora Americana, Kristin Ross, sobre Maio 68 e as suas etapes ulteriores, que ganha impacto por causa da filiação caústica bushista do novo PR. Francês.

«(…)
1978, 1988, 1998… Aussi vieille que l’événement lui-même, la discussion sur 68 connaît rituellement des accès de fièvre à l’approche de ses célébrations décennales (lire page 4). «Chaque fois, on se demande si Mai 68 fut une révolution culturelle qui a réussi ou une révolte politique qui a échoué», résume le jeune philosophe Vincent Cespedes (2). La vérité est probablement que ce fut les deux à la fois, mais qu’importe : 2008 ne dérogera pas à la règle et, une nouvelle fois, à travers les deux thèses, les deux courants rivaux de la gauche française - la gauche de gouvernement, soucieuse de «morale», et la gauche radicale, se voulant «sociale» - trouveront de quoi se regarder en chien de faïence. La première, surtout dans sa variante «gauche morale», plaidera le scénario de la révolution culturelle. A commencer par sa tête d’affiche médiatique, Daniel Cohn-Bendit, qui, d’anniversaires en anniversaires, s’en va répétant que Mai 68 fut d’abord une prise de pouvoir générationnelle, le passage d’une France archaïque à une France décomplexée. En face, dopée par ses succès électoraux, la gauche radicale a d’ores et déjà ouvert la bataille, en lançant une pétition intitulée : «Mai 68, ce n’est pas qu’un début : c’est une actualité urgente». Le texte a déjà reçu les signatures du philosophe Michel Onfray, du cinéaste Ken Loach, des élus communistes Clémentine Autain et Patrick Braouezec - ce qui ne manque pas de saveur quand on se souvient de l’hostilité du PCF et de la CGT aux manifestants de Mai.
Deux gauches, deux Mai, donc, et le fossé entre eux a trouvé une illustration à l’automne avec les livres de deux intellectuels incarnant les deux extrémités de la gauche française : Un grand cadavre à la renverse, de Bernard-Henri Lévy (3), désormais proche de Ségolène Royal ; et De quoi Sarkozy est-il le nom ? d’Alain Badiou, la nouvelle idole de l’ultragauche. Tous deux ont éprouvé le besoin de répondre à la diatribe de Nicolas Sarkozy, mais dans une optique totalement divergente. BHL y vante Mai 68 comme mise à bas de l’autoritarisme de droite et du stalinisme de gauche - «Jamais plus police ne passera à travers nos âmes», écrit-il. Badiou, lui, affirme que «Mai 68, et plus encore les cinq années qui suivirent», ont inauguré une «nouvelle séquence de l’hypothèse communiste véritable». Plaidoyers sincères, sûrement, mais qui, en accaparant l’événement, vise surtout à en priver le rival.
Ce qui permet à Michel Onfray de les renvoyer dos à dos : «Ils sont tous les deux dans une stratégie d’occupation.» On pourrait lui retourner le compliment si, sur ce point précis, le philosophe, connu pour son athéisme militant, se faisait étonnamment agnostique : «J’avais 9 ans à l’époque, je n’ai pas eu les moyens de m’engager. A côté de chez moi, la laiterie s’est arrêtée et, pour la première fois, on a dit non à Monsieur Paul, on a remis en cause l’autorité de droit divin. 68, il y a eu le meilleur, car ce fut une révolution métaphysique. Mais il y eut aussi le pire. En matière de pédagogie, par exemple, on a fait tout et n’importe quoi. C’était une phase de destruction, utile, mais qu’il faut faire suivre d’autre chose. A l’école, il faut repenser à l’apprentissage de la mémoire, les exercices, le par cœur, etc. Il faut entraîner la mémoire comme on entraîne n’importe quel organe. Mais surtout pas revenir à l’apprentissage pervers d’avant 68.» En somme, «un droit d’inventaire, mais pas une restauration»
(…).
»
Libération


FAR

1 comentário:

Anónimo disse...

O livro do Lefort mencionado refere-se à recolha de Ensaios, publicada em 2007,conforme assinalámos. O livro sobre Maio-68, saiu em 1969 em Portugal. A militância da escrita, em cima da hora, tem destas coisas, como é evidente. Fica feita a ressalva. FAR