domingo, 17 de fevereiro de 2008

Robert Maggiori: Berlusconi julga-se imortal…

Maggiori , jornalista e filósofo, habita Paris e tem uma carreira espectacular ao serviço do intercâmbio radical franco-italiano. Este texto prova-o, se o compararmos com os que têm saído no Financial Times e no NY Times. É a vantagem de estar por “dentro” das coisas e vivê-las intensamente, claro. O que nos diz, no essencial, este texto acutilante e magnífico, a vários títulos: que Berlusconi desafia tudo e todos, fintou os seus rivais - Casini e Fini - e prepara-se para governar à sua maneira, isto é, fazendo gato-sapato da legalidade democrática e juridica…

Maggiori diz que ele andou 20 meses a curtir uma de “neurasténico”, vicioso e viciado. “De facto, ficou um pouco deprimido, desde a noite da vitória de ´Pirro`de Romano Prodi”, frisa o articulista, que nos lança este lancinante retrato do futuro PM italiano: “Sou eu o chefe, sou eu o chefe, eu sou o homem mais rico da Itália. Possuo tudo: os jornais, as editoras, as Tv´s, por que me privais do poder? Eu sou o favorito do povo, o povo enganou-se, vamos dar-lhe uma segunda oportunidade. Que volte às urnas e me eleja, caso contrário morro !”.


«(…)Se trouvant un moment au plus bas, critiqué par ses propres alliés, craignant d’être «dépassé» par Pier Ferdinando Casini, leader de l’UDC (Union des démocrates chrétiens et du centre), et l’ex-fasciste Gianfranco Fini, leader de l’AN (Alliance nationale), tous deux las de demeurer les éternels «prétendants», Silvio Berlusconi réalise un coup de génie politique : il invente, hop, le Parti des libertés, censé défaire Forza Italia de l’UDC, d’Alliance nationale, de la Ligue du Nord et des autres groupuscules qui formaient jusqu’alors la «Maison des libertés». Aussitôt, le Cavaliere, ressuscité, redevient l’homme-clé de la vie politique italienne. Il organise des réunions partout, fait des comices juché sur le toit d’une voiture, écharpe au vent, tee-shirt bleu sous veste bleue à double boutonnage, entouré d’une claque qui agite fanions et drapeaux comme pour la prise du Palais d’hiver.
Walter Veltroni, le maire de Rome devenu patron du nouveau PD (Parti démocratique) de gauche, lui propose un «dialogue». L’éventualité qu’un tel dialogue se mue en accord sur une forme de bipolarisme qui verrait s’affronter les deux forces principales de droite et de gauche (Parti des libertés et Parti démocratique), suscite la peur et l’ire dans tous les petits partis à la droite de la droite et à la gauche du centre gauche, qui entrevoient à l’horizon leur propre disparition ou l’affaiblissement de leur «poids» dans la construction-déconstruction des majorités.
Vient alors la «trahison» de Clemente Mastella, garde des Sceaux du gouvernement de Romano Prodi. Président de la petite et très chrétienne Udeur (Union des démocrates pour l’Europe), roi du transformisme, emblème d’une classe politique vue comme caste, homme des réseaux de pouvoir clientélistes et népotistes, impliqué en même temps que sa femme et certains membres de son parti dans diverses affaires sur lesquelles enquête la magistrature, Clemente Mastella démissionne et retire le soutien de l’Udeur au gouvernement Prodi, qui dès lors «tombe» pour cinq ou six voix lors d’un vote du Sénat.
Le PD de Walter Veltroni ira seul aux élections du mois d’avril (au grand dam de l’extrême gauche). Silvio Berlusconi, lui, propose à l’ensemble de droite («personne ne se verra opposer un veto», a déclaré Sandro Bondi, le porte-parole de Forza Italia) une «liste unique» qui aura comme symbole celui du Peuple de la liberté. Gianfranco Fini, qui, il y a quelques semaines, avait durement critiqué la «création» de ce parti, oublie tout et signe aussitôt.
Les autres alliés reviennent aussi en courant, et devant la perspective d’une victoire (presque) assurée, reprennent contrits leurs exercices de génuflexion devant l’«oint du Seigneur». Seule l’UDC de Casini rechigne et dit, pour l’instant, marcher seule. Mais d’ici le mois d’avril, la droite sera unie derrière Berlusconi. Elle se présentera en une coalition d’une douzaine de formations, allant de l’Udeur de Clemente Mastella (le changement de veste a été rapide) aux petits partis d’extrême droite, et, bien sûr, à la Ligue du nord d’Umberto Bossi (dont, par chance, les militants et les représentants effrayants, hallucinés, imprésentables, ne sortent quasiment jamais du pays de Tintin qu’ils appellent la Padanie : dans n’importe quel autre pays européen, ils seraient probablement en prison pour leurs actes et leurs propos discriminatoires, xénophobes ou racistes)(...).»

Robert Maggiori. Libération


FAR

2 comentários:

Táxi Pluvioso disse...

A Itália é conhecida pelas mulheres não pelos homens. Os homens vivem demasiado apegados à mãe.

Deixem o Berlus ter poleiro. Ele ou outro qualquer é a mesma coisa.

Anónimo disse...

Oh, mister TP, sempre com o seu niilismo de pacotilha, meu caro. Isso até lhe fica mal. Quem passa a vida a ler Sade e Nietzsche, tem, forçosamente, que ter mais nuance e mais dúvidas...

Berlu acabou por perder Casini. E o estado-maior do PDL( a nova sigla) de Berlu, entrou em pânico. Veltroni começou a campanha, sob o signo de Obama. A ver vamos, claro. FAR