quarta-feira, 7 de novembro de 2007

Ségolène Royal: Fusão à italiana não deve excluir ex-militantes da extrema-esquerda e do PC

Não se pode, nem deve deixar Sarko à rédea solta: depois de ter ido "auscultar" Putin deslocou-se apressadamente a visitar hoje GW Bush. Toda a gente sabe: tudo por causa do Irão. As elites mundiais hesitam e tentam controlar o núcleo duro da Casa Branca, Cheney e os seus falcões disseminados pelo Pentágono. Por tudo isso, esta entrevista da antiga candidata presidencial do PS francês, se torna marcante e admirável. A distinção entre realistas e irredutíveis, nunca esteve tanto na ordem do dia, por conseguinte. Relembrem-se do grito espantoso de Guattari, a dobrar o de Gramsci: sou hiper-óptimista e hiper-péssimista!.

Sego desfruta ainda de grandes vantagens e de uma aura de fibra e sedução. B-H. Levy parece assumir as funções de conselheiro especial e editor do seu próximo livro-balanço da Campanha presidencial. Ela diz que Sarkozy, o seu rival sortudo, mostra "um grande arcaísmo na sua forma de procedimento. O poder actual está muito próximo das potências do dinheiro, do patronato. Não fala nem de Educação, nem de Inovação, nem de PME´s, nem de modernização económica". Ela diz que, em breve, vai apelar à luta. "Unir,explicar, federar, eis o meu papel".


"Très silencieuse ces dernières semaines, Ségolène Royal confirme à Libération que sa détermination reste intacte pour mener la rénovation du PS. Depuis Rome où elle a rencontré Walter Veltroni, le nouveau leader du Parti démocrate italien, elle ajoute qu’elle jouera son rôle de première opposante à la politique de Nicolas Sarkozy.

Où en êtes-vous de votre réflexion? Serez-vous candidate au premier secrétariat?
Je n’ai pas pris ma décision. Cela viendra le moment venu. A partir du moment où je ne quitte pas la politique, on ne peut pas faire de la politique sans parti. J’observe ce qui se passe, mais je ne veux pas me placer dans des logiques de conflits internes.

Cette indécision n’a-t-elle pas désorienté vos proches?
C’est vrai que c’est un peu déstabilisant pour mon entourage, qui se demande pourquoi je ne repars pas sabre au clair. Certains se sont inquiétés, ont demandé des consignes. Je leur explique que la politique est faite d’étapes. Et qu’il ne faut pas que je me laisse happer par le système. Le jour où je leur dirai: «On y va», nous irons vraiment.

Combien de temps durera votre réflexion?
Rassurez-vous, je ne suis pas en hibernation. Je travaille avec d’autres, j’accepte les invitations à l’international et je me bats pour ma région. C’est essentiel. Et je mettrai ce travail au service du collectif.

Comment allez-vous désormais participer à la vie du parti?
J’ai rassemblé 17 millions de voix, après avoir été désignée par 60% des adhérents du parti. J’ai des responsabilités à l’égard de tous et toutes. Je ne peux donc pas me laisser attirer dans je ne sais quel piège de tactique interne. Rassembler, expliquer, fédérer, voilà le seul rôle que je me donne. Et mettre au service de la gauche et des Français le potentiel de l’élection présidentielle.

La rentrée politique a été marquée par une profusion de livres très sévères à votre égard. Vous ont-ils affecté?
Oui. Ça laisse toujours des traces, on est toujours touché. D’ailleurs, c’est bien l’objectif. Mais c’est passé. L’important est que les gens se disent et me disent que je me suis bien battue.

Irez-vous au conseil national de samedi?
Je serai probablement en Argentine pour l’élection de Cristina Kirchner, puis au Chili. Sinon, j’y serais allée.

Vous venez de rencontrer Walter Veltroni. L’exemple de la primaire italienne est-il envisageable en France?
Tous les dirigeants italiens ont accepté l’émergence parmi eux d’un leader, avec trois millions et demi d’électeurs qui ont payé un euro pour participer. Au PS, les militants à 20 euros ont été parfois contestés. Mais la réflexion doit se poursuivre. Je sais que ce n’est pas facile, car nous héritons d’un système sécurisant pour les courants, avec ce que cela signifie de contrôle des fédérations et de positions verrouillées. Mais au PS, nous avons tous compris, certes à des degrés divers, que ce système devait changer. L’exemple italien doit nous faire réfléchir.

Comment faire évoluer le PS?
Il faut rendre la parole aux militants. Mais aussi faire voter des gens qui ne sont pas adhérents du parti, comme en Italie. La préoccupation de l’organisation ne doit pas être l’organisation elle-même.
Cela ne semble pas être la tendance actuelle au sein du PS…
Il existe toujours dans le parti cette ligne élitiste sur la crainte d’une transformation en «parti de supporters». Mais qu’est-ce que ça veut dire? Cette conception condescendante me choque. Pourquoi considérer les gens comme des écervelés, qui choisissent à la tête du client? Peut-être qu’ils adhèrent aussi à des idées…

La fusion à l’italienne entre socialistes et centristes vous inspire-t-elle?
Ce qui se passe en Italie montre bien que des recompositions sont nécessaires. L’alliance, contre la droite, entre un parti issu du parti communiste et un parti du centre, d’inspiration chrétienne, est très intéressante. Il y aura forcément, en France aussi, des recompositions entre centre et PS. Et ce ne sera pas en laissant de côté les militants venus de l’extrême gauche ou du PC.

Avez-vous poursuivi vos contacts avec François Bayrou?
Non. Je ne suis pas encore dans cette phase. Je la poursuivrai quand j’aurai achevé la précédente, celle de la réflexion et de la reconstruction. Mais nous sommes à un tournant. L’électorat a évolué, avec de nouvelles générations qui n’ont pas connu l’histoire du PS et du PC, et qui ont d’autres comportements électoraux. Et parmi les centristes, il y a des démocrates qui peuvent se reconnaître dans un projet politique qui ne sacrifierait pas pour autant l’identité de la gauche. On m’a critiquée pour ma démarche d’entre les deux tours, mais soyons réalistes: dans de nombreuses villes, aux municipales, cette convergence devra s’opérer.
"

Libération. Recueilli à Rome par Éric Jozsef et David Revault d’Allonnes, 22 octobre 2007

FAR

2 comentários:

Anónimo disse...

A "diva" lá foi arrotar postas de pescada para Roma. Parece a Bianca Castafiore.

Anónimo disse...

Cuidadinho, sr.anónimo, se o B-HL lê que compara a Sego com a Cicciolina, vai ter muitos problemas...A questão é de ordem política total. E nela se inclui a beleza e a emoção estéctica. Nesta velha Europa, a comprimir os centros de produção e a vender ao "disparate" patentes para a China e a India, o Japão não precisa...;o futuro da Esquerda Convencional está na Ordem do Dia. E a Ségo tenta alargar as forças éticas de uma Alternativa ECO-ECO-Social. Com toda a sua energia e a maior das aberturas teóricas e programáticas. Até o conceito nuclear de Négri- o poder da Multitude- ela transpôs para a sua prática política quotidiana mundial.

A U.Europeia manieta muito os pequenos países. Não existem contemplações. A tribo das Hiper- Multinacionais abraçam-se aos "hedge funds" e, em menos de 24 horas, podem esvaziar um qualquer projecto, conforme Armani o declarou ontem em Tóquio. Entretanto, nunca a liquidez foi tão grande na rede bancária asiática e do Médio Oriente.Há triliões de dólares à espera de serem manipulados, para o bem ou o mal.Fala-se, como presságio, que Dubai ou a Arábia Saudita podiam, se o desejassem, comprar as maiores empresas francesas, num abrir e fechar de olhos. Por tudo isso, urge estar atento e ver, in fine, as proposições que movem Ségo e a sua banda heterógenea. Os trotskistas da LCR, de Besançonet, querem fazer outras coisas... com os esqueletos pérfidos de uma herança de manipulação burocrática leninista, que de há muito está fora de prazo. Salut! FAR