quarta-feira, 14 de novembro de 2007

Elite mundial valoriza ultra-liberalismo dos Emiratos Árabes Unidos

Dubai, a capital dos Emiratos Árabes Unidos, tornou-se, há cindo anos a esta parte, na Meca da especulação comercial e imobiliária do Mundo. Os petro-dólares de raiz russa e árabe "fugiram" dos bancos americanos e europeus e refugiaram-se neste reino das Mil e uma Noites. Esta crónica económica do correspondente do Libé, de hoje, acentua esta tendência para o investimento no reino. Bons preços no imobiliário e ausência de uma quase nulidade no pagamento de impostos, estimulam o engodo dos grandes capitalistas russos ou latino-americanos à procura de lucro fácil e seguro.

« «Bénéfice assuré».«Dans la plupart des salons internationaux auxquels nous participons, nous avons remarqué une très forte hausse de la demande de la part de clients russes. Ce sont les prix du marché immobilier de Dubaï qui les attirent. Dans le résidentiel, le mètre carré des appartements ou villas de classe A se situe en moyenne à 3 000 dollars [environ 2 000 euros, ndlr]. Alors qu’à Moscou, les prix pour des logements de qualité très inférieure sont beaucoup plus élevés», explique Mohammed Nazir, un Sri-Lankais directeur général de l’agence Maraicar Real Estate. Beaucoup de ses clients sont de riches hommes d’affaires kazakhs ou russes qui investissent à Dubaï avec la perspective de s’y installer définitivement et d’y transférer leurs activités commerciales. «La corruption est quasiment nulle et vous n’avez pas à payer d’intermédiaires et de fonctionnaires pour votre business comme c’est le cas de façon systématique dans les pays de l’ex-URSS. Par ailleurs, vous ne payez pas d’impôts», explique Russvet Emurlaev, un Ouzbek installé à Dubaï depuis dix ans, directeur de la Deeraj & East Coast LLC, soulignant l’intérêt de «pouvoir investir pour une courte période et revendre avec un bénéfice assuré et non fiscalisé, ce qui est très pratique pour mettre de l’argent à l’abri pendant des périodes d’incertitude économique et politique».
L’explosion de l’immobilier à Dubaï remonte à 2002. C’est à cette époque que le cheikh Zayid ben Sultan al-Nahyan, défunt premier président des Emirats arabes unis, autorise les étrangers à devenir propriétaires pour une durée illimitée d’immobilier résidentiel ou commercial. Il s’agit de faire face à l’afflux soudain de capitaux et de touristes du Moyen-Orient qui, après les attentats du 11 Septembre, ne se sentent plus à l’aise en Amérique du Nord et en Europe. Depuis, Dubaï est devenu un gigantesque chantier où des centaines de milliers de mètres carrés de tours, de villas et de centres commerciaux sont en construction. De grandes sociétés internationales, comme le cabinet Ernst & Young ou Universal, y installent leur quartier général pour le Moyen-Orient.
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Ruée russe sur le luxe de Dubaï. JEAN-FRANÇOIS GUÉLAIN
Libération

FAR

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