terça-feira, 4 de dezembro de 2007

Ségolène faz mea culpa soft para sacudir PS francês

Os socialistas franceses estão num estado ruinoso abracadabrantesco: direcção política não funciona, tenores seduzidos pelo método-glutão Sarko são mais que muitos: fala-se de Jack Lang para ministro da Justiça; e Grupo Parlamentar sem iniciativa política ajustada. É o caos, portanto.
Como é um partido de poder, o PSF francês não tem estrutura para suportar os dilacerantes caminhos da Oposição.
É a velha história da social-democracia europeia "apanhada" pelos efeitos destrutores da Mundialização e do turbo-capitalismo. Mais histriónicos e abertos que os seus compadres alemães, os "enfants de Mitterrand" sonham, com as oportunidades e deslizes de ocuparem o poder, em voz alta. E, estando na mó de baixo, expõem na praça pública os seus defeitos e males. O que até nem é mal pensado.
Ségo publicou a sua versão da "Campanha" presidencial onde arrebatou cerca de 17 milhões de votos contra Sarkozy. O Livro sai hoje e teve o condão de ter sido revisto e "manipulado" por Bernard-Henri-Lévy. Chama-se: "Ma plus belle histoire, c’est vous".
O Liberátion, que apoiou inequivocamente Ségo contra Sarko, deu hoje grande destaque a esse acontecimento, clicar aqui.
Fundamentalmente, Ségo volta à primeira linha do espaço político francês...para fazer as contas contra os seus falsos amigos e retratar-se da vitória do candidato da Direita tutti-color. "Je ne connais encore ni le lieu, ni la date, mais je sais qu'un jour, nous nous retrouverons", assinala, precisando: " L`histoire continue. C’ est-à-dire le combat".

«Je ne connais encore ni le lieu, ni la date, mais je sais qu’un jour, nous nous retrouverons.» C’est ainsi que se termine Ma plus belle histoire, c’est vous, le livre de Ségolène Royal qui sera demain en librairie. L’ancienne candidate socialiste à la présidentielle, filant la métaphore sportive, assure avoir «repris l’entraînement». «N’ayons pas peur», écrit-elle aussi en s’adressant à ces hommes et ses femmes qui, comme elle, «pensent que quelque chose s’est levé (pendant la campagne, ndlr) qui ne s’arrêtera pas». «Je gagnerai un jour pour eux» , assure aussi l’ex-candidate au début du livre. Pour ceux qui nourrissaient encore quelques doutes, les choses sont donc claires: «l’Histoire continue. C’est-à-dire le combat.»
L’ensemble du livre est évidemment à décortiquer à l’aune de cette détermination. Et même si la présidente de la région Poitou-Charentes ne dévoile rien de sa stratégie future (lire ci-contre), l’objectif est bien celui-là : tirer les leçons de la défaite pour être à nouveau candidate en 2012. Et la meilleure manière d’y arriver était manifestement, même si elle s’en défend, «derefaire le match» . Celui qu’elle a perdu contre Nicolas Sarkozy. Mais aussi celui qui l’a opposée à ses propres amis. Ma plus belle histoire est en fait un récit vérité d’une défaite. La vérité selon Royal, donc forcément subjective. Petites notes de lecture.
Le procès en incompétence. «Etais-je préparée pour l’élection présidentielle?», demande Royal. «Beaucoup plus qu’on ne l’a dit, mais sans doute moins qu’il ne l’aurait fallu», admet-elle. Jurys citoyens, nucléaire iranien, épisode du Hezbollah, «bravitude», justice chinoise… Toujours avec âpreté, l’ex-candidate défend ses positions. Pour elle, ces«bourdes qui n’en étaient pas» trouvent leur origine dans la primaire socialiste, «son cortège de coups bas et de petites phrases assassines».
Chers camarades. Sans surprise, l’ex-candidate ne ménage guère ses amis socialistes. A commencer par Michel Rocard, venu lui demander de se retirer, à quelques heures du dépôt des candidatures… «Presque un gag», moque Royal. Au delà, c’est toute la horde d’éléphants «qui a juré de m’écraser», assure-t-elle. Tout y passe: les absences de DSK et les «tours pendables» joué par «ses peu recommandables cerbères», les pressions de Laurent Fabius sur son lieutenant Claude Bartolone, qui a rejoint l’équipe de campagne… Mention particulière pour Lionel Jospin, «l’homme du déni majeur», qui a séché la cérémonie d’investiture pour assister au spectacle de Pierre Perret, «préférant sans doute les jolies colonies de vacances». Au-delà de ses ténors, c’est le «manque de travail et de réflexion collective du parti» que fustige, impitoyable, l’auteur. Un parti dont personne ne peut dire quelle est la position sur «tous les grands sujets économiques ou internationaux»…
(…)
«Je ne suis ni Jeanne d’Arc ni la Vierge Marie», assure Ségolène Royal. De sa visite à Notre Dame de la Garde à ses multiples citations et postures bibliques, la référence chrétienne a horripilé nombre de ses camarades. A son tour, elle s’agace de ces critiques. Selon elle, loin d’être en contradiction avec les idéaux de gauche, «la parole religieuse est une parole à côté des autres». Qui aurait même constitué une ressource face aux épreuves de la campagne.
(...)
Libération


FAR

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