domingo, 9 de dezembro de 2007

Khan e Halter dão ar de sua graça

Borges gostava de dizer que "nós próprios somos uma citação", asserção que um dia o famoso MacAdam nos deve explicar. Ora, na parafernália da Gestão das Superfícies Impressas (GSI), a Imprensa de hoje "força-nos" a viver com os produtores de conceitos e preceitos que obedecem a uma "vertical do poder" de espanto e repercussão (Baudrillard), que não nos deixa indiferentes, de forma alguma.
Tudo isto que elaboro neste momento, constitui, já, uma interrelação fantasmática que o desejo pode e deve averiguar. Jean-François Khan, jornalista e panfletário, e Marek Halter, judeu apátrida e romancista, dois pesos-pesados da segunda linha dos editorialistas dos mass-médias franceses, acabaram de publicar mais dois volumes de ensaios, que Annette Lévy- Willard critica e apresenta no Libération, clicar aqui.
Jean-François Khan, actual director do semanário "populista " de esquerda" Marianne", é um dos mais prolixos dos jornalistas franceses da actualidade. Andou por muito lado e beneficiou de grandes cumplicidades nos meios de negócios sionistas e socialistas pariseenses. Goste-se ou não das suas ideias, Khan multiplica os pseudónimos e fez de uma revista, sem espaço político à partida, o espaço contraditório de todos os republicanos em mal de razão, dando guarida nas suas páginas a vultos da "onda" de um JP. Chevènement, como Régis Debray ou Max Gallo, ou ainda outros personagens mais inclassificáveis em mutação ideológica Esquerda/ Direita, como Couteaux ou Targuinaeff, de bons e maus momentos. Philippe Cohen, Maurice Safran e o grande biografo Pierre Péan, o tal que fez"fogo" contra a aventura Colombani/ Minc no Le Monde, " ajudam " Khan na missa sofisticada pelo nacionalismo racionalista à la française...Halter já não consegue comover os seus companheiros como dantes, apesar de beneficiar ainda de um "fundo de comércio" ideológico que lhe permite sobreviver na guerra israelo-árabe mediática. Vamos ver o que nos diz Annette L- Willard, pois:

"Le temps est-il venu des bilans, des testaments politiques ? Peut-être. En tout cas pour deux personnalités voyantes de la scène médiatique et intellectuelle française qui publient en même temps – mais pas ensemble – un livre en forme de manifeste de combat.
«C’est un combat républicain», annonce, avec la voix forte qui lui est habituelle, Jean-François Kahn en introduction de son Abécédaire mal-pensant (éditions Plon), suite à son Dictionnaire incorrect.
On pourrait parler de «combat moral» pour Marek Halter, philosophique, presque religieux, quand il lance au lecteur : Je me suis réveillé en colère (Editions Robert Laffont). Dans une série de promenades imaginaires autour de l’historique place des Vosges à Paris, il rencontre un personnage qui semble sorti des romans d’Isaac B. Singer, du fond de la Pologne juive d’avant-guerre.
Dialoguant avec ce «sage», Marek Halter peut expliquer ce qu’il pense des grandes affaires de ce monde. Avec gravité. Comme l’antisémitisme et le racisme, le problème des banlieues revu au prisme de sa jeunesse en Russie : «Dans notre bande de voleurs à Kokland, la conscience d’appartenir à un groupe pourchassé, craint et haï, surpassait notre appartenance ethnique. Aussi, entre les Ouzbeks, les Russes, les Tartares et les Juifs, il n’y avait jamais de problèmes. Ce n’est malheureusement pas le cas dans nos banlieues. La rage des pauvres contre l’Etat est grandissante mais, impuissants, ces derniers la reportent sur les pauvres d’autres communautés.»
L’écrivain, apatride et français, prend parti – contre l’idéologie dominante – pour le communautarisme, au nom de la diversité culturelle et ethnique. La République, explique-t-il, ne sait répondre aux émeutes que par plus de répression et plus de police : «La meilleure réponse ? C’était la seule possible de la part d’une République qui, depuis sa création, gomme tout ce qui n’entre pas dans son moule.»
Emportements. Le «républicain» Jean-François Kahn aime aussi plus le peuple que les idées dévoyées de la République. Au mot «Peuple» de son Abécédaire, il s’énerve contre ceux qui agitent le danger du «populisme» devenu politique et idée à abattre : «Pourquoi l’expression dans sa version stalinienne est-elle aujourd’hui utilisée de façon à ce point obsessionnelle, boulimique, quasi paranoïaque, concernant n’importe qui, à propos de n’importe quoi, à seule fin d’empêcher l’examen, de clore le débat, d’excommunier la différence ?» Pour lui, le phénomène révèle une «phobie maladive du peuple».
"

FAR

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