terça-feira, 9 de outubro de 2007

"L’AVENIR DE MYCOPLASMA LABORATORIUM"

"Une dépêche de l’Agence France Presse est venue à point nommé me fournir mon introduction. Elle est tombée hier soir à 21h24, en provenance de Washington, capitale des États-Unis.

Craig Venter – le fameux chercheur de pointe en biotechnologie, qui avait été avec son équipe en tête de la course pour le déchiffrage du génome humain, et qui avait défrayé la chronique pour avoir voulu breveter sa découverte –, Craig Venter se dit maintenant, je cite, « sur le point de créer une nouvelle forme de vie ». La nouvelle pourrait devenir officielle dès ce lundi, aux Journées d’études annuelles Craig J. Venter Institute de San Diego, en Californie.

Pour la première fois au monde, un chromosome synthétique aurait été réalisé en laboratoire. Une équipe de 20 chercheurs, sous la direction du Prix Nobel Hamilton Smith, aurait réussi à coller, raccorder, articuler une séquence d’ADN longue de 381 gènes (je rappelle que le génome humain en compte environ 34.000).

Les biotechnologistes sont partis de l’organisme vivant le plus simple qui soit connu, cet organisme unicellulaire que nous appelons la bactérie, en l’occurrence la bactérie Mycoplasma genitalium, que l’on trouve dans les voies génitales. Son patrimoine génétique de 517 gènes a été artificiellement réduit d’un quart pour donner naissance, si l’on peut dire, au chromosome synthétique. Celui-ci a été ensuite transplanté, et greffé à une cellule bactérienne vivante. Il devrait réussir à en prendre le contrôle et à la piloter. Ce serait alors une « nouvelle forme de vie ». La bactérie ainsi trafiquée a reçu le nom de Mycoplasma laboratorium.

Si j’ai bien compris la nouvelle, Mycoplasma laboratorium est une entité mixte, hybride ; la molécule est naturelle, tandis que son ADN est artificiel. Il reste encore à savoir si cette nouvelle forme de vie réussira à se reproduire et à se métaboliser. Interrogé par l’AFP, un porte-parole de l’Institut a indiqué que ce n’était encore fait. « Quand nous l’aurons fait, a-t-il dit, il y aura une publication scientifique, et nous sommes sans doute encore à des mois de faire ça. ». Néanmoins, Craig Venter a déclaré au journal The Guardian : « Nous savions lire notre code génétique. Nous allons être capables de l’écrire. » Il a l’intention de breveter la nouvelle bactérie, et de ne permettre son utilisation que sous contrat de licence avec son Institut.

Cette avancée sensationnelle de la biotechnologie met déjà sur les dents les organismes de veille en bioéthique. Le directeur d’une organisation canadienne a déclaré : « What does it mean – qu’est-ce que ça veut dire, de créer des nouvelles formes de vie dans un tube de laboratoire ? M. Venter a mis au point un châssis sur lequel on peut construire à peu près n’importe quoi, des nouveaux médicaments comme des armes biologiques. ». Craig Venter a répondu : « Nous avons le sentiment que that is good science. C’est un pas philosophique très important dans l’histoire de notre espèce. Nous essayons de créer un nouveau système de valeurs concernant la vie. À cette échelle, on ne peut pas s’attendre à ce que tout le monde soit content, happy. » Non, tout le monde n’est pas content.

Les progrès de la biologie seront sans doute au XXIème siècle ce que fut la physique au XXème siècle, comme l’écrivait récemment Freeman Dyson dans la New York Review of Books. L’industrie biotechnologique est sans doute appelée corrélativement à connaître une croissance exponentielle.

Dans le même temps, la vie, sous ses formes connues depuis l’origine des temps, trouve des défenseurs. Ce sont les sectateurs de la tradition, qui peuplent les comités d’éthique et les organisations de bioéthique, depuis les humanistes laïcs jusqu’à l’Église. Celle-ci mène sur ce thème un combat politique multiforme, qui va de l’avortement aux cellules souches. Ce sera demain, on peut le prévoir, Vade retro Mycoplasma laboratorium.

Et les psychanalystes là-dedans ?

La psychanalyse n’est sans doute pas une nouvelle forme de vie, mais elle est probablement une nouvelle forme de discours, le produit artificiel de la logotechnologie la plus avancée. Il n’est pas sûr que ses praticiens se soient déjà mis au pas du discours inédit qu’ils servent, en dépit de l’effort prolongé de Lacan pour dégager l’ADN freudien, c’est-à-dire la séquence signifiante pilotant la pratique, de sa gangue initiale, concrétion d’anciens discours et d’idéologies surannées. L’inertie idéologique, c’est-à-dire imaginaire, l’emporte régulièrement chez eux sur le dynamisme symbolique du discours, et se traduit dans la réalité effective par une pratique souvent hésitante, incertaine dans sa problématique.

La grande majorité des psychanalystes existants dans le monde, pour ne pas dire leur quasi-totalité, sont ainsi des traditionalistes. Ils adoptent tout naturellement les positions humanistes et cléricales, dans l’espoir de prolonger le monde qu’ils ont connu, et de brider, voire d’arrêter le mouvement actuel de la science comme les incidences que celui-ci ne manque pas d’avoir sur les dimensions politiques et sociales de la réalité effective.

Ils y sont encouragés par le pessimisme foncier de Sigmund Freud, persuadé d’avoir reconnu chez l’être humain, à travers son expérience, une pulsion spécifique, la pulsion de mort, dont le XXème siècle lui avait permis de constater les ravages à grande échelle par l’éclosion d’une guerre mondiale, en 1914, et par l’ébranlement de l’équilibre des puissances voulu par Bismarck (voir le traité de Berlin de 1878 et l’Acte final de la Conférence de Berlin en 1885). Simultanément, le système de valeurs de la démocratie américaine, si opposé à celui de l’Autriche-Hongrie et, plus généralement, celui de la vieille Europe, montait en puissance, et entamait le processus de sa mondialisation dont l’évidence s’impose au début du XXIème siècle. Le changement des fondamentaux de la tradition européenne paraissait à Freud à la fois irrésistible et ne pouvoir se faire que pour le pire.

Dans son Éthique de la psychanalyse, qui reprend Malaise dans la civilisation, Lacan s’inscrit dans la même ligne. Il reconnaît la pulsion de mort à l’œuvre dans la prépondérance acquise par le discours scientifique, ses avancées prodigieuses, sa véritable frénésie, et ses conséquences sur les modes de vie et de jouissance : la multiplication et le renouvellement incessant des objets technologiques, faisant naître des demandes toujours plus pressantes et offrant des satisfactions toujours plus disponibles, sans étancher pour autant le manque-à-jouir, mais au contraire le répandant sur toute la surface du globe, le portant à une intensité jamais vue, mettant en mouvement les sociétés arrêtées, an-historiques, froides, et portant à ébullition les sociétés chaudes.

Comme le pessimisme freudien, le pessimisme lacanien est établi sur la conviction que tout changement est pour le pire et que ce pire s’imposera irrésistiblement, qu’il est programmé, qu’il est sûr. Mais il s’y ajoute chez Lacan une note qui n’est pas chez Freud : une note à proprement parler sardonique, un ton moqueur et méchant à l’endroit d’une humanité qui, à travers des succès sensationnels, travaille en fait à sa perte. Pas de pitié pour l’humanité ! Le destin de cette engeance, de cette forme de vie intrinsèquement loupée, est de se résorber après avoir apporté à la nature toutes les transformations, tous les ravages, qui sont conditionnés par le fait que cette espèce, parce qu’elle parle, est à la fois dénaturée et dénaturante, si je puis dire.

On verra, en lisant cette année le Séminaire XVIII et le Séminaire XIX sous une forme enfin digne de l’auteur, l’attention que Lacan avait portée à la découverte du code génétique. On verra qu’il était intrigué par la forme de vie unicellulaire des bactéries. On verra aussi qu’il prophétisait de grands changements dans l’organisation de la vie et de sa reproduction.

Lacan affichait sa pente moqueuse, et ne cachait pas sa méchanceté : « Je n’ai pas de bonnes intentions », disait-il. C’est que les bonnes intentions ne garantissent de rien. Comme on sait, l’enfer en est pavé. Impossible de diriger une cure analytique vers sa conclusion logique si l’analyste n’est pas assez voisin de sa propre méchanceté pour percer les voiles de la pitié et de la terreur. Moquerie et méchanceté, ce ne sont pas seulement des traits de caractère de Lacan. La moquerie s’appuyant au bras de la méchanceté, fait cortège à ce qui, de l’analyste, est attendu de lucidité.

Les psychanalystes n’ont pas à rejoindre le chœur des pleureuses qui soupirent après le temps jadis. Libre à chacun d’eux d’être humaniste, si ça lui chante, chrétien, pourquoi pas, mais comme analyste, il ne saurait être traditionaliste, car cette position réactive, réactionnaire, conservatrice, va à rebours de son acte. Ce n’est pas dire pour autant que le psychanalyste puisse partager l’enthousiasme des managers du progrès scientifique, qui voient déjà les caisses de leurs instituts se remplirent des revenus que leur vaudront les contrats de licence qu’ils signeront pour l’utilisation de leurs chromosomes brevetés.

Non. L’analyste se décompte. Il ne mange pas de ce pain-là, le pain du progrès. Il ne joue pas davantage le jeu vain de la tradition. Il est spectateur, il rit de bon cœur à la tragi-comédie dont l’humanité, les trumains, comme l’écrit Lacan, lui donnent le spectacle.

Non, ce n’est pas une belle âme, car il lui importe que, dans les gigantesques remaniements en cours du discours, de la vie, et de la société, la psychanalyse continue de frayer sa voie à elle dans la Wirklichkeit, la réalité effective. Et il lui importe qu’il y en ait d’autres comme lui, qui ne soient pas dupes ni de la tradition, ni du progrès. Et comme être non-dupe absolu, c’est l’errance assurée, la troisième voie, ce doit être le discours analytique.

On en est loin, pensons-nous. Le discours analytique est bien pauvre, misérable, quand on le compare aux splendeurs accumulées au cours des siècles par les traditions religieuses et humanistes, quand on mesure ses balbutiements au progrès implacable du discours de la science, et aux richesses bien matérielles qui viennent remplir les coffres du capitalisme industriel et financier. Eh bien, dans son dénuement même, le discours analytique occupe pourtant dans le choc de la tradition et du progrès une position originale, structuralement prescrite, et qui s’avérera inexpugnable pour peu que les psychanalystes sachent monter au créneau de leur forteresse.

Le destin de la psychanalyse n’est nullement attaché à la vitalité du Nom-du-Père hérité de la tradition. Le déclin du Nom-du-Père s’est annoncé dès le XIXème siècle, Balzac le signale, par l’effet des remaniements qu’induisait dans la société la montée en puissance du mode de production capitaliste, lui-même conditionné par la révolution technologique de la fin du XVIIIème siècle, conséquence de la révolution scientifique du XVIIème. Les avancées de la biologie dans la seconde moitié du XXème siècle ont puissamment ébranlé l’ordre du monde fondé sur la prévalence du Nom-du-Père et du Nom-de-Dieu. Cet ébranlement, désormais sensible à tous, est à l’origine de la réaction traditionaliste, qui prend la forme de mouvements dits fondamentalistes. Ces mouvements, inexistants dans les zones du globe marquées par des religions sans Nom-du-Père1, restent modérés dans celles où s’était imposée une conception trinitaire, tamponnant l’absolu du Nom. Ils sont déjà plus extrémistes là où le culte du Nom unique est traditionnel, dans le judaïsme. Ils ont franchement recours au mass murder là où le Nom est traditionnellement appelé à régner sur les esprits et sur la société sous une forme absolue, je veux dire en terre d’Islam.

On peut d’ores et déjà prévoir les convulsions immenses qu’entraînera au cours du présent siècle l’apparition probable de nouvelles formes de vie synthétiques, mises au point en laboratoire, non plus au nom du Père, mais au nom du progrès scientifique et des bienfaits qui en sont attendus.

Non plus lire, mais écrire le code génétique : ce n’est pas encore fait, mais, depuis hier, c’est dit, et il est probable que ce sera fait.

C’est là qu’il est opportun d’entendre à nouveau la petite voix de Jacques Lacan, et son dit aphoristique, longtemps énigmatique, cryptique : « Il n’y a pas de rapport sexuel – de rapport sexuel qui puisse être écrit. »

Il s’agit là d’un caveat majeur, d’une clause d’impossibilité extraite par Lacan de l’expérience conditionnée par le discours analytique, et dont il s’est efforcé de démontrer la pertinence dans ses Séminaires XVIII et XIX au début des années 1970. Aujourd’hui, en 2007, cela veut dire ceci. Les ré-écritures en cours du patrimoine génétique des êtres vivants donneront sans doute naissance à des nouvelles formes de vie. Cette ré-écriture finira certainement par toucher le génome humain lui-même. Des formes inédites de reproduction du vivant apparaîtront. Néanmoins, on peut être assuré que, concernant l’espèce humaine, il restera impossible d’écrire dans le code génétique le rapport sexuel qu’il n’y a pas.

Chez le parlêtre, le rapport sexuel est conditionné par le langage, ou, plus précisément, par la pratique de lalangue. Il s’ensuit qu’il distingue dans son corps des organes, qui prennent valeur de signifiant. C’est le cas en particulier de l’organe mâle de la reproduction. C’est aussi le cas d’une entité matérielle excrétée par le corps, à savoir l’objet anal, et de l’entité matérielle nécessaire à sa subsistance, et prélevée sur le corps maternel, l’objet oral. Il en va de même d’objets dont la matérialité est certaine bien que moins évidente, le regard et la voix. Ces objets ont valeur de signifiants imaginaires. Ayant valeur de signifiants, ils sont potentiellement porteurs de significations. Ces significations ne sont pas génériques et nécessaires ; en raison de la structure de la relation du signifiant au signifié, elles sont individuelles et aléatoires. Or, elles interfèrent nécessairement dans l’établissement du rapport sexuel, au point qu’il apparaît que le parlêtre a rapport à ces objets plutôt qu’au partenaire sexuel proprement dit.

On a pu montrer en psychanalyse que, chez un sujet donné, le choix d’objet sexuel était en fait guidé par l’implication de cet objet sexuel dans certaines des significations attachées aux objets primordiaux que nous avons énumérés. Le mode de jouissance du parlêtre en est affecté jusqu’au tréfonds, et s’en trouve fondamentalement diversifié selon les individus de l’espèce, même si l’on peut grosso modo distinguer le mode de jouir de l’individu mâle du mode de jouir de l’individu femelle. Cette extrême individuation du mode de jouir selon les significations en jeu oblige d’ailleurs à mettre en fonction le sujet du signifiant plutôt que l’individu de l’espèce.

Pour le dire en termes techniques, le rapport du sujet au phallus et, plus généralement, à l’objet petit a, existe comme tel, il se rencontre chez tous les sujets dotés de parlêtre, il relève, disons, du réel. En revanche, le rapport à l’autre sexe n’existe pas comme tel, il relève, disons, du semblant. Le rapport sexuel constitue dans le parlêtre une véritable faille du réel, qu’aucune ingénierie biotechnologique, aucune biologie synthétique, ne saurait combler, sauf à lui ôter la faculté de parler, à réaliser l’ablation du symbolique. C’est dans cette faille que prolifèrent les fantasmes, les délires, les épopées aussi dont s’avère capable l’espèce humaine, dans le registre religieux comme dans celui du savoir scientifique et des technologies qui l’exploitent et l’orientent.

L’expérience analytique, qui a maintenant un siècle derrière elle, montre, si on la lit comme il convient, que le choix d’objet sexuel propre à un sujet donné se caractérise par trois traits constants : la contingence ; la singularité ; l’invention.

Contingence. Le défaut d’écriture de tout rapport sexuel générique a pour conséquence que le sujet dépend de la contingence des rencontres qu’il peut faire dans la sphère de son Umwelt, et des énoncés prescriptifs qui remplacent pour lui le rapport ininscriptible. Les civilisations ont inventé différents modèles normatifs pour rémunérer le défaut de rapport sexuel. Par rapport à ces normes, la déviation subjective n’est pas accidentelle, elle est de règle. Une analyse permet en général d’isoler la ou les rencontres initiales faisant écriture.

Singularité. Une fois installé à partir de la contingence initiale, le mode de jouir, en général, s’avère nécessaire, au sens où il ne cesse plus de s’écrire, mais se répète. Une analyse doit permettre de repérer, d’isoler, et de rendre lisible l’écriture du programme de jouissance qui prévaut pour un sujet, lui ouvrant ainsi la possibilité de gagner un certain degré de liberté par rapport à celui-ci, et, au moins, de s’y inscrire avec le moins de malaise possible.

Invention, enfin. Une invention aléatoire vient en général recouvrir la contingence réelle comme la nécessité subséquente, pour donner au sujet l’illusion d’une liberté de choix inspiré par des motifs éthiques et/ou rationnels, selon la formule : « Moi, comme les autres », à moins qu’elle n’entretienne chez lui la notion d’un malheur de l’être dont il serait seul la victime, selon la formule : « Tous, sauf moi ». Une analyse, là encore, doit lui permettre de balayer ces rêves grossiers pour se réconcilier autant que faire se peut avec la singularité qui est le lot de tout parlêtre. L’idéologie contemporaine de la civilisation occidentale, fortement marquée par la psychanalyse, va d’ailleurs dans ce sens.

C’est pourquoi je propose que, pour les Journées de l’ECF, l’année prochaine, nous puisions dans la richesse infinie de notre expérience pour témoigner du rapport sexuel dans sa contingence, sa singularité et ses inventions.

Titre : « Le rapport sexuel ».


1. Réflexion faite, le communisme asiatique, celui de Mao ou de Hô Chi Minh, peut s’analyser comme une réaction traditionaliste au discours de la science comme au discours capitaliste. (Ajouté le 8 octobre.)


Références

- Freeman Dyson, « Our biotech future », The New York Review of Books, vol. 54, n° 12, 19 juillet 2007 ; ainsi que : l’échange de W. Berry, J.P. Herman, et C.B. Michael, avec Fr. Dyson, vol. 14, 27 septembre 2007 ; la lettre de Raymond A. Firestone et la réponse de Fr. Dyson, vol. 54, 11 octobre 2007.

- Frédéric Garlan, « Le biologiste controversé C. Venter annonce une nouvelle forme de vie », AFP, 6 octobre 2007, 20h24.

- Ed Pilkington, « Scientist has made synthetic chromosome », The Guardian, 6 octobre 2007.


Compléments

· Au moment de rédiger ma communication, je n’avais pas lu l’article suivant, très suggestif : Andrew Pollack, « How do you like your genes ? Biofabs take orders », The New York Times, 12 septembre 2007.
· Pour une approche médiatique du jeu de rôles sexuel, j’ai consulté ce matin le dossier du magazine Elle de cette semaine, intitulé : « Spécial sexe. Vive l’amour ! Ce qui nous rend femmes. Ce qui les rend fous ». Elle, n° 3223, 8 octobre 2007"

Communication aux XXXVIème, Journées de l’ECF
le 7 octobre 2007


Jacques-Alain Miller

4 comentários:

Anónimo disse...

Quem é que ainda se dá ao trabalho de ler as bacoradas do chulo da filha do Lacan?

Anónimo disse...

O que move este anónimo mal-cheiroso e ignoante?!? Eu adivinho...qem seja. O blogue deve seguir este caminho, claro. Boa jogada, Armando. Não existe Gang de Multibancos que nos segure!!!Avanti! FAR

Anónimo disse...

O combate sem tréguas ao obscurantismo é a nossa única missão

Anónimo disse...

ce que je cherchais, merci