segunda-feira, 4 de fevereiro de 2008

Carla Bruni:herdeira adoptiva e comparsa da sarko-novela

Os Bruni-Tedeschi são uma das mais extravagantes das famílias industriais milanesas, geradas pela industrialização nos primórdios do séc. XX. Numa outra dimensão, tinham o perfil dos capitães-de-indústria da Póvoa de Varzim e de Espinho, que passaram das Cordas e Cabos aos fios electrónicos…
O avô e o pai adoptivo de Carla - o verdadeiro progenitor ainda está vivo no Brasil - consolidaram um grande império de cabos e pneus, que a Pirelli comprou nos anos 7O. Segundo a imprensa italiana e francesa, clicar aqui, artigo no Libé, de hoje, a fortuna dos Bruni-Tedeschi é colossal…razão para o desprotegido Sarko esfregar as maõs de contente. O pior é se Carla faz como a sua mamã, conhecida por se apaixonar pelos professores de música dos filhos…

O artigo do Libé é magistral, pois sabe-se a luta fraticida que o jornal trava com o ocupante do Eliseu.
Como surgiram em Paris? Apòs a morte do avô - que ofuscava em esplendor a presença mundana dos Agnelli da Fiat - o pai adoptivo da Carla com medo do terrorismo das Brigadas Vermelhas, ele que se tinha distinguido na luta contra o fascista Mussolini, resolve vender grande parte dos bens e instalar-se na Cidade da Luz.

“Esta família incarnava na aparência todos os valores da grande burguesia cultivada do Piemonte, mas ao mesmo tempo ,ela desfazia-os”, observa e confidencia um intelectual italiano ao repórter do Libé.
“Os Bruni-Tedeschi sempre alimentaram as colunas sociais italianas. Como quando saem, nos anos 80, as fotos de Carla feitas por Helmut Newton: Carla, sensual adolescente, sentada nos joelhos do pai adoptivo, sob o olhar da mãe em fato de banho. Estas imagens correm a Itália e suscitam a indignação pelo perfume de incesto".

«(...)

Avant les Rolling Stones puis Saint-Germain-des-Prés, et la vie «bling-bling» à l’Elysée, c’est dans un monde à la Luchino Visconti qu’a vécu Carla Bruni. Même après l’exil français en 1973, la famille revenait souvent à Castagneto Po, à une demi-heure à peine du centre de Turin. Leur manoir en brique rouge, construit en 1740 à la cime d’une colline, domine la vallée de ses immenses terrasses. Alberto l’avait acheté au milieu des années 50, restauré et intégralement remeublé en style d’époque, avec un soin maniaque. Un royaume sur mesure pour ce père à la fois flamboyant et réservé que Carla adorait et dont elle n’apprit qu’à sa mort qu’il n’était pas vraiment le sien.
(…)
Beaucoup restent fascinés par la figure du vieux Virginio, qui règne en autocrate sur sa famille et ses salariés. «Un bourreau de travail qui voyait grand, détestait les mondanités et passait à l’usine vingt heures par jour, y compris en août dans une ville quasiment déserte», se souvient un ancien de la Ceat. Un industriel à l’ancienne qui aimait le fracas des machines et jamais ne joua en Bourse. Originaire d’une famille juive de Vercelli, petite ville au milieu des rizières, il va parfaire sa formation à Manchester, puis à Heidelberg. En Grande-Bretagne, il comprend l’importance que va prendre l’industrie du pneu avec l’automobile. En Allemagne, il pressent la montée d’un antisémitisme inconnu au Piémont. Dès son retour, il diversifie la production, jusque-là cantonnée aux câbles d’acier, et se convertit au catholicisme, épousant à l’église une fille de magistrat, Orsola Bruni. La grande aventure de la Ceat commence. Dans les années 30, Turin devient le poumon industriel de la péninsule. Les affaires prospèrent avec le fascisme et les préparatifs de la guerre. Industriel de poids doté de bonnes relations, Virginio réussira à faire oublier ses origines. Son fils Alberto, né en 1915, rejoint l’entreprise peu avant la Seconde Guerre mondiale. Lui aide la résistance, hébergeant des réunions clandestines et le Comité de libération nationale saluera «sa participation active à la lutte». Arrêté par les nazis, Alberto échappe par miracle à l’exécution. La légende familiale évoque la sympathie d’un officier allemand mélomane pour le jeune musicien.
La reconstruction de l’après-guerre, puis le miracle économique des années 60, gonflent encore le chiffre d’affaires de la Ceat. Alberto y est de plus en plus associé. Mais c’est l’ingeniere qui tient les rênes jusqu’à sa mort, à plus de 90 ans. «Virginio et Alberto avaient la même passion pour l’argent, la musique et les femmes, mais pas dans le même ordre», relate Gian Piero Bona, traducteur de Rimbaud en italien, et ami d’enfance de Marisa Borini, qui lui commanda cette biographie de son mari défunt. C’est une jeune pianiste quand Alberto, quinze ans de plus qu’elle, l’entend dans un concert. Coup de foudre et bagarre avec le père qui espérait un nom à particule. Alberto insiste. Il y a entre Marisa et lui cette communion dans la musique qui reste sa passion. Levé tous les jours avant l’aube - habitude héritée de son père -, il écrit sa musique avec acharnement refusant de n’être qu’«un compositeur du dimanche». De fait, il est déjà reconnu et apprécié. Son grand opéra Diagramma Circolare est joué à la Scala de Milan et la Fenice de Venise. En 1971, il obtient la direction du Regio, l’opéra de Turin.
(…)
»
Libération


FAR

Sem comentários: